Ce sont les nouveaux produits financiers à la mode pour les particuliers relativement « actifs » sur les marchés. Ils permettent de jouer la tendance dans un sens ou dans l’autre
et sont pour cela indexés sur un indice et suivent ses variations quasiment à l’identique.
L’intérêt évident pour les investisseurs est qu’ils concentrent la possibilité de gain important (et de perte) des autres produits dérivés (warrants…) mais sont aussi simples à utiliser
que les actions. On peut en effet acheter et vendre un tracker aussi facilement et rapidement qu’un titre. En outre certains sont éligibles au PEA (Plan d'épargne en
actions).
Que sont exactement les trackers ?
On les classe dans la catégorie des OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières). Il sont composés des valeurs de l’indice sur lequel ils sont indexés mais à la
différence des OPCVM classiques (SICAV ET FCP) ils sont côtés en temps réel, peuvent être achetés ou vendus à tout moment avec des frais très faibles
(comparable à ceux des marchés actions) et ne comportent pas de frais de gestion.
Le rôle du tracker est donc de ne pas se positionner sur une valeur en particulier avec les risques que cela comporte mais sur un ensemble, un marché. En effet il est plus aisé de se rendre
compte d’une tendance générale d’une économie ou d’un secteur que de la santé d’une entreprise ciblée.
Voici un exemple de tracker, le Lyxor Etf Cac qui est indexé sur l’indice CAC40 et reproduit ses variations, ici sur la période janvier 2007 à janvier 2008.
La courbe du tracker (en bleu) est difficile à distinguer car souvent cachée par celle de l’indice de référence. Il suffit donc d’acheter ce tracker si on pense être dans une
tendance générale haussière du marché parisien et de le vendre dans le cas contraire.
Il existe une multitude de ces produits basés sur des indices allant des matières premières aux obligations en passant par les indices des places les plus connues comme le DAX, le
CAC ou encore le Nasdaq. Un nouveau type de trackers vient également de voir le jour basé sur les indices sectoriels, par exemple le Lyxor ETF New
Energy indexé sur le secteur des énergies alternatives.
Les trackers peuvent également avoir des caractéristiques annexes comme ceux ayant un effet de levier ou encore ceux pariant sur la baisse, c’est à dire
respectivement reproduisant les variations d’un indice mais avec un coefficient multiplicateur défini ou variant dans le sens contraire de l'indice.
Un exemple valant mieux qu’un long discours : le produit combinant ces deux caractéristiques le plus connu et le plus utilisé sur la place parisienne est le Sgam Etf Xbear Cac 40 dit
BX4 dont voici le graphique combiné à celui de son indice de référence.
On voit ici l’intérêt d’un tel produit et en particulier sur le mois de janvier qui vient de s’écouler. Alors que le CAC40 plongeait, le BX4 s’appréciait lui deux fois plus
vite.
A vous de jouer…
Par Arnaud LAHOURNERE
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Publié dans : Bourse
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